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Maine et Loire


 | Edito |
Le poids des PME est à ce jour une réalité avec laquelle il faut compter de plus en plus, et si notre mouvement patronal rallie de plus en plus d’adhérents, n’ayons pas peur de dire que c’est par différenciation envers la culture des grands groupes et de l’unique profit.
Il est temps de reprendre les rennes de la réflexion et des négociations, et remettre l’homme dans sa vraie dimension de personne. Ce n’est pas de la gestion dont les hommes ont le plus besoin mais de considération et de responsabilité partagée. Nous ne nions pas que l’argent est le moyen indispensable aux échanges commerciaux et à la rémunération de tous, mais nous n’en faisons ni un impératif de rendement immédiat, ni une fin en soi, car nos valeurs sont plus précieuses.
La gestion des entreprises familiales reste directement inspirée des valeurs de proximité de leur dirigeant.
Oui il existe un véritable esprit entrepreneurial, qui nous pousse tous les jours à pérenniser l’aventure, cet esprit c’est :
 | |   | La volonté d’assurer seul et en pleine responsabilité son emploi |  | |   | Assumer sa liberté de faire et de penser |  | |   | Savoir décider, donc s’engager |  | |   | Œuvrer tous les jours à créer du lien |  | |   | Contribuer au développement des richesses de nos localités |  | |   | Etre acteur dans nos cités, nos localités. | Aussi nous attendons que l’on reconnaisse davantage notre place et notre légitimité. Le temps est venu que l’on donne plus d’écoute et de parole à notre mouvement patronal. Faut-il rappeler qu’il existe 1,6 Millions de PME qui emploient 15 Millions de salariés, ce qui positionne la CGPME comme le 1er employeur de France.
Nous attendons plus de considération, plus de concertation et plus de justice. Durant la crise du CPE, les entreprises ont été salies, dévalorisées presque insultées sans que personne ne s’élève contre cette injustice. Si les élus politiques envisagent une démocratie sociale, il faudra qu’ils apprennent à connaître le fonctionnement et les valeurs qui nous animent. Contrairement aux entreprises du CAC40, le haut du bilan n’est pas notre obsession quotidienne.
Alors oui nous voulons un véritable soutien et une véritable reconnaissance de nos valeurs. Nous assumons tous les jours la précarité que nous avons choisie en engageant nos biens propres pour faire aboutir notre volonté de créer, de générer et maintenir des emplois, contribuer à l’effort collectif pour une société plus juste.
Oui nous voulons que l’on comprenne que dans nos PME il n’y a pas une opposition permanente entre les employés et les employeurs. Le lien social se fait naturellement car le patron travaille comme son salarié, c’est un esprit d’équipe.
Prenons garde à ne pas trop désabuser les volontés entrepreneuriales qui font entendre ici et là l’appel vers d’autres cieux plus cléments pour les PME.
Alors ne laissons pas les détracteurs diffuser une image malhonnête de nos entreprises citoyennes, sachons dire plus fort que dans nos PME le travail et l’effort passe par le respect des valeurs humaines.
La CGPME, c’est la France du travail qui bouge, la France en marche et la France qui défend la modernité face à l’emploi.
Alors soyons militants tous les jours pour colporter et relayer notre volonté et nos valeurs, car sans économie il ne peut y avoir de salut social.
 | Zohra GALLARD Présidente CGPME Maine et Loire |
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